Penser l'articulation entre sciences humaines et sociales (SHS) et sciences naturelles autour de la question du changement global : l'interdisciplinarité vue par les sciences humaines.

Depuis quelques décennies, la société dans son ensemble est particulièrement attentive à ce que l'on appelle très largement « les changements environnementaux » qui englobent les changements atmosphériques et leurs conséquences en cascade (la sécheresse dont les effets se font ressentir sur l'agriculture et l'économie, la disparition ou prolifération d'espèces modifiant les écosystèmes et impactant le tourisme, etc.). Ces changements questionnent la place de l'Homme au sein de l'environnement : Quels sont les impacts réciproques entre l'Homme et l'Environnement ? Comment nous adapter à ces changements ? A quelle échelle intervenir ? Quels sont les déterminants et les conséquences des décisions individuelles et politiques ?

Autour de la question générale du changement environnemental, de nombreuses problématiques apparaissent donc, s'engendrent les unes les autres avec une complexité croissante, ou naissent de réponses incomplètes à des problématiques dont la formulation était elle‐même réductrice. Dans ce contexte, des scientifiques de tous horizons, sciences naturelles et SHS, s'emparent de ce thème, afin de définir nos options d'adaptation : un projet qui transcende les frontières disciplinaires. Les SHS se sont très vite impliquées mais leur articulation avec les sciences naturelles reste superficielle dans beaucoup tentatives.

En effet, pour réussir une articulation vertueuse entre les sciences, qui permette à la fois de saisir la complexité des problématiques et d'apporter des solutions dont nous anticipons au moins en partie les effets secondaires, il convient pour les chercheurs de repenser les pratiques et les paradigmes. L'interdisciplinarité, qui est devenue le maître mot des appels à projets, nous invite à considérer la complexité comme une posture épistémologique appelant à un renouveau méthodologique. La systémique, en tant qu'étude des systèmes complexes, peut permettre aux sciences des différentes disciplines d'appréhender les questions environnementales de façon transversale, en se définissant par rapport à un modèle communément établi.

Lors de cette journée, des chercheurs en SHS se prêteront à un exercice réflexif à propos de leurs expériences de l'interdisciplinarité, en tentant d'intégrer un principe systémique. L'objectif sera d'exposer les articulations interdisciplinaires possibles et de stimuler l'élaboration de pistes méthodologiques nouvelles.

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Introduction à la journée : Alexia Lopez et Alexandra Schleyer-Lindenmann

Karine Weiss (Unîmes, CHROME EA 7352): Du changement climatique au changement de comportements

Parul Rishi (Indian Institute of Forest Management): Human Climate Interface through, Coping, Mindfulness & Adaptation: An Interdisciplinary Perspective

Marie-Laure Lambert (LIEU) : Sédimentation d'une interdisciplinarité empirique sur les questions de vulnérabilité des littoraux au changement climatique

Marc Poumadère (Institut SYMLOG) et Raquel Bertoldo (LPS, AMU): The environment of risk: Case studies of interdisciplinary objects

Jean-Louis Le Moigne (Professeur émérite d'Aix-Marseille Université): Le regard de la systémique sur l'interdiscplinarité


Le lendemain de cette journée d'étude, les jeunes chercheurs se questionnant sur la pratique interdisciplinaire et les problématiques environnementales ont été invités à une journée d'ateliers spéciale « Jeunes Chercheurs ».

Ateliers Interdisciplinaires Jeunes Chercheurs (pdf)

Voici quelques photos relatives à cette journée